Tu me manques...

vendredi 5 octobre 2007

Tout premier billet

Voilà.

Un blog, rien que pour toi.

J'aurais pu t'écrire tout ça par email, mais... la lecture d'un blog est peut-être plus agréable.

Mon impulsion de te créer ce blog est venue de ton email d'avant-hier. Tu restes à Bora pour quatre mois de plus. Et je t'aime, je t'aime à en souffrir, alors je vais t'attendre. Et parce que je vais t'attendre, j'ai l'espoir qu'à ton retour, ce sera pour se retrouver, et qu'alors je te montrerai ce blog, et tu découvriras tout, et alors peut-être tu seras déçue, peut-être tu seras indifférente, mais surtout peut-être tu seras ravie, et alors ce sera ma récompense de t'avoir attendue.

Mais chut, Charles, il ne faut pas trop se perdre. Que commence le blog !

Il est tard, et je repense à tout ça...



(Beck - Everybody's Gotta Learn Sometimes)

Tu m'as annoncé avant-hier ta décision de rester. De rester jusqu'à Février.

Et tu me dis ne pas savoir ce que tu veux pour nous.

Au départ, je me suis senti déçu. J'avais l'intime espoir que tu rentrerais plus tôt, mais je me suis trompé. Alors, la nouvelle a été difficile à accepter, à avaler. Mais depuis ce matin, je sais une chose, c'est que je ne veux pas te passer à côté. Chaque jour, j'ai des souvenirs qui se ramènent à moi. Par exemple, en revenant du centre ville aujourd'hui, je suis passé par Blagnac, et je me suis rappelé des fois où nous rentrions chez toi en voiture, les routes par lesquelles nous passions. J'ai eu l'envie de retourner chez toi, me garer dans la rue, et depuis la voiture, regarder ta chambre, ton balcon sur lequel nous nous asseyions parfois. D'autres fois, je vais penser à un film que l'on a vu ensemble, ou à un endroit où l'on avait l'habitude d'aller.

Je suis allé mercredi soir à la Daurade, et je repensais à nos rendez-vous du jeudi midi, où nous mangions ensemble, souvent un McDo, ou un kebab de chez Victor. Je pense à toi chaque fois que je passe devant sa boutique. Je pense à toi chaque fois que je passe pas loin du Shambhala, de chez Béa ou de chez Charlotte.

Tu vois, tu m'as toujours dit que tu te demandais si tu m'avais marqué, comparativement aux autres filles. Oui, car pour une fois, je suis certain d'aimer. Je sais que tu es celle que je veux, parce que j'ai connu d'autres filles avant toi, et que lorsque j'en rencontre de nouvelles, je les compare à toi, et elles ne font pas le poids. Oui, tu m'as marqué. A chaque fois que je déambule dans Toulouse, je repense à toi. Boulevard Lascrosses ? C'est toi. Place du Capitole ? On jette des cookie dans les grilles du parking. Rue des Lois ? Campus. Fnac ? On a vu Archive ensemble. Le square du Capitole ? Tu m'y as souvent attendu, et lorsque je sors du métro, une fraction de seconde, je te cherche...

Et ces moments-là, même s'il s'agit du passé, je ne veux pas les oublier. Je ne veux pas avoir à les regarder nostalgiquement, ni me dire que ça n'arrivera plus. Ces moments-là, j'en veux d'autres, et je les veux avec toi.

Aujourd'hui, Maria (mon ex) m'a téléphoné, pour prendre de mes nouvelles. Elle était pas loin de chez moi, elle m'a proposé qu'on se rejoigne. J'y suis allé, et... Elle ne m'a rien fait. Enfin, si, elle m'a fait du rentre dedans, mais... sans succès, sans effet. Tout ce que j'ai pu faire, c'était parler de toi. Ca doit être épuisant à force, pour les autres, mais... Je ne me rends pas compte du temps que je passe à parler de toi.

Tu es omniprésente, dans mes pensées et mes souvenirs, et mes paroles, et mes gestes, même. Tu peux en être sûre, tu m'as marqué.

Donc, voilà où j'en suis, je sens chaque jour un peu plus que je veux t'attendre. Et j'attends encore ton email, celui où tu me diras quel est ton opinion... J'ai tellement peur de ce que je vais lire... Mais il faut que je le sache.

Change your heart
Look around you
Change your heart
It will astound you
I need your lovin'
Like the sunshine

samedi 6 octobre 2007

Dur dur...



(Emily Loizeau - L'Autre Bout Du Monde)

Dur dur, en effet. Je rentre du restau, et l'email que j'espérais trouver en rentrant n'est toujours pas arrivé. Le suspense, de savoir ce que tu proposes, est assez insoutenable. A chaque instant, je me demande ce qu'il va advenir de tout ça, quelle attitude avoir face à telle ou telle situation. C'est assez perturbant, et c'est loin d'être voulu.

J'ai essayé de t'envoyer un email, sans laisser paraître mon anxiété. J'ai voulu la jouer casual... Je n'en pense pas moins. Ton silence me tue, et j'aime me dire que tu n'y es pour rien, et que tu n'as simplement pas accès à Internet.

Ce soir sont venus mes premiers doutes. Je me suis demandé si après tout, tu n'allais pas m'annoncer que tu préfères vivre ta vie de ton côté, sans penser à nous (pourquoi pas pour la simple raison que ça te perturbe trop, par exemple), et je me demandais mesquinement si tu n'allais pas là aussi me dire que c'est pas facile pour toi à prendre comme décision, etc.

Aujourd'hui j'ai reçu l'épisode deux de la nouvelle saison de Grey's Anatomy, et figure toi qu'ils comparaient l'amour à une addiction, et je me suis demandé si ce n'était pas un sevrage forcé, quelque part. Mais que se passe-t-il après un sevrage comme ça ? Va-t-on comme des alcooliques qui reprennent un verre retomber dans l'amour qui nous consume maintenant, ou alors serons-nous tellement sevrés que l'on se dira que bof, finalement c'est mieux comme ça ?

Je te disais dans l'un de mes précédents emails que ma principale peur était de te voir déçue de me retrouver en rentrant. Cette peur a évolué. Elle a muté en autre chose, la peur que tu te dise qu'il n'est pas nécessaire de revenir. J'ai aussi très peur qu'à ton retour, tu sois plus atristée d'avoir quitté les autres GO, que contente de nous retrouver, tes tiens et moi. Ca risque d'être dur à encaisser, que tu sois revenue mais que tu sois encore là-bas, dans ton coeur et ton esprit...

J'écoutais une chanson tout à l'heure, en arrivant au restau, et je me suis dit qu'elle serait bien sur le post de ce soir. Et sur le retour, j'ai écouté par hasard "L'Autre Bout Du Monde", et une partie du morceau m'a vraiment fait... quelque chose... Je t'ai marqué les paroles là-dessous :

Je te rejoins quand je m'endors
Mais je veux te revoir encore
Où est il, l'autre bout du monde ?

Je t'aime, encore et toujours.

dimanche 7 octobre 2007

Retour du taf (encore)



(Jeff Buckley - Lover, You Should've Come Over)

Bonjour ! 6h du matin, retour du travail, et toujours fidèle au poste.

Ce soir, peu de clients. 170, environs. J'étais donc tout seul au bar, et j'ai pas galéré, ça allait en fait, en anticipant les rushs (cafés, verres brazil, etc.) on arrive à ne pas être dans le jus.

Je pense beaucoup à toi, encore. Beaucoup trop pour que ce soit à chaque fois agréable...

Le grand évènement aujourd'hui a été de recevoir ton email de réaction. Celui où tu me dis que tu es contente de lire que je t'attends, mais que tu trouves ça dommage... Et où j'apprends que tu n'es pas sûre d'arriver à m'attendre. J'ai quand même pour (piètre) consolation quelques mots gentils à la fin, où tu m'assures que je te manque. Et effectivement, tu me manques beaucoup à moi aussi, et j'aimerais être dans tes bras... Mais pas possible, tu nous l'interdis. (Sache que je sais pertinemment que ça sonne comme des reproches, et par pure mauvaise foi, je te jure que c'en est pas.)

J'écoutais récemment cette chanson, où les paroles sont assez fortes. La situation n'est pas la même. Un mec a déconné avec sa maîtresse, et l'attend en souffrance dans sa chambre vide. Et il regrette son comportement. Voici quelques lignes, des lignes qui me sont chères car elles retranscrivent ce que je n'aurais pas réussi à mieux retranscrire :

My body turns and yearns for a sleep that won't ever come
It's never over, my kingdom for a kiss upon her shoulder
It's never over, all my riches for her smiles when I slept so soft against her...
It's never over, all my blood for the sweetness of her laughter...
It's never over, she's a tear that hangs inside my soul forever...

A méditer... Je t'aime.

Douloureux doutes



(Pilot Speed - Alright)

When I can’t feel you,
I’m not alright, I’m not alright

Je reste bloqué sur ton email. Le dernier que tu m'aies envoyé, où tu me dis :

"Jveux dire, je ne compte pas tomber amoureuse de quelqu'un ici, mais je ne dis pas qu'il est impossible qu'il ne se passe des trucs, avec certains..."

C'est le certains qui me fait réagir. Au pluriel ? Et puis "certains", ça parle d'un tri parmi les autres, donc, ça met en perspective des affinités, je sais pas. Ca me perturbe.

Donc, voilà. J'attends avec impatience et obligation ton prochain email, je n'ai plus de nouvelles depuis que tu n'as plus de forfait, et que ton crédit internet est terminé...

Encore une journée passée à ne rien faire. Demain, reprise des cours (wow, deux heures de cours, trop bien), et tattoo, j'espère que ça va me changer les idées.

Je t'aime, je t'aime, et euh... Je t'aime.

P.S. : (01h38) J'ai trouvé cette chanson en regardant une nouvelle série, Tell Me You Love Me. C'est une série américaine, réaliste, qui suit quatre couples à différents âges et leurs problèmes, quotidiens. C'est très prenant, et la musique est très bonne, bien que rare. Et toi, sauras-tu me dire que tu m'aimes ?

lundi 8 octobre 2007

Souvenirs souvenirs...



(Try^d - Beauty)

Aujourd'hui, je t'ai captée sur MSN. Par hasard, mon père venait à peine de me réveiller pour que je rejoigne ma mère, nous devions manger ensemble et acheter des fringues ; et lorsque j'ai regardé sur le PC, tu venais tout juste de me parler, comme quoi je n'étais jamais sur MSN. Content de t'avoir parlé, même si une partie de moi (jamais contente) n'a pas réellement apprécié que tu fasse ta blague - je te resitue :

"- Chérite, tu m'aimes encore?"
"- Oui... Je crois."
"...(minute de silence gêné)"
"C'était une blague"

Parce que bon, en cette période de doutes quant à ton opinion de nous, j'avoue que ce genre de blagounettes me fait perdre mon sens de l'humour. L'essentiel est que je recevrai un email de toi très rapidement, mercredi normalement.

Parlons d'autre chose. Vraie rentrée demain. Je ne sais toujours pas ce que je vais prendre comme option, les cours de Russe de ce trimestre sont trop avancés pour moi, qui suis simple débutant autodidacte. Donc, à la place, je vais je pense m'inscrire au C2I html+photoshop, certainement ce que tu avais l'an dernier... J'espère seulement qu'il reste des places. Sinon, au pire, il reste une autre option, cours d'esprit critique (sisi, je t'assure, je vais me renseigner !)

Puisque le cours de russe ne m'était pas accessible, je suis retourné au centre-ville, où je suis allé à une boutique, mille et une piles (pour mon appareil photo numérique, dont la batterie est morte), et pour y aller, je suis repassé par la place Esquirol, pas dans le sens où je la prends d'habitude, mais dans le sens contraire, c'est à dire vers le monument aux morts. Et je suis repassé donc devant le petit kiosque où, il y a bientôt un an, nous avions joué à l'Euromillions tous les deux. Je m'en souviens très bien, c'était peu de temps avant que je me fasse percer la lèvre, et tu étais à côté de moi, avec ton pull bleu-violet que j'aimais pas trop, et je me souviens encore de ton odeur ce jour-là, tu vivais encore bvd Lascrosses, et tu étais avec ton vélo... Rha, j'en ai eu les larmes aux yeux, de repenser à nous à l'époque, alors que nous n'étions même pas ensemble : qu'importe, tu étais là avec moi...

Je t'ai envoyé un email avant d'aller me coucher, j'ai essayé de ne pas parler de ces souvenirs, ni de m'étendre sur la blague... J'aimerais tant pouvoir tout te dire, te donner l'adresse de ce blog à lire au fur et à mesure, mais... Je gâcherais la surprise, et j'ai aussi peur que tu te mette à flipper... Et j'ai pas besoin que tu t'éloigne de moi en ce moment.

Someday, you will find me
And I'll follow you, endlessly
(...)
At peace, shining silver or grey
I'll join you in the stars
I will find you

mardi 9 octobre 2007

Premiers cours



(The Cinematic Orchestra - To Build A Home)

Coucou.

Premier jour de cours aujourd'hui. Je t'en ai parlé sur mon email d'aujourd'hui, donc je vais pas me répêter.

Je suis passé par Saint Aubin, aujourd'hui, pour retourner au magasin qui était fermé hier. J'ai soudain repensé à notre sortie "Câlins Gratuits", et au fait que j'aurais bien voulu moi aussi avoir un câlin de toi... M'a rendu triste, ces conneries.

Plus que quelques heures avant de recevoir ton email, mais je serai en cours, certainement... Donc, je le lirai en rentrant de la fac... Et je ne pourrai pas non plus te voir sur MSN, du coup.

Tu me manques beaucoup, c'est assez chiant. J'apprends à vivre avec chaque jour.

Bisous.

By the cracks of the skin I climbed to the top
I climbed the tree to see the world
When the gusts came around to blow me down
Held on as tightly as you held on me
Held on as tightly as you held on me

jeudi 11 octobre 2007

Tatouage ?



(Radiohead - All I Need)

Bonsoir mon amour.

Je t'ai pas écrit hier, parce que j'étais tellement expensif dans mon email que j'ai pas su ni pu trouver quoi te raconter dans ce blog. Et puis il était minuit passé, donc c'était aujourd'hui de toute façon.

Hier je suis allé chez Thomas et Emma, et tu m'y as appelé. Je te jure, ça m'a vraiment fait du bien de t'entendre. Beaucoup de bien.

Aujourd'hui, je suis allé en cours, et ensuite, à 14h, je suis allé chez le tatoueur (c'est à dire chez lui, chez lui, quoi). Il m'a gardé jusqu'à 18h, on a bien déliré, on a fumé un peu, c'était sympa... Bref, j'en suis assez content, mais je verrai avec le recul, et les réactions à droite à gauche.

Ensuite, je suis allé au ciné avec ma mère. C'était pas terrible.

J'ai encore repensé à toi aujourd'hui. Comme chaque jour, en fait. J'étais un peu déçu de n'avoir pas reçu une carte électronique aujourd'hui, je m'étais dit que j'allais du coup avoir de tes nouvelles plus souvent ,puisque c'était gratuit. As-tu au moins lu mon email ? Pas de news de toi.

Mon amour, dans deux jours ça fait un an qu'on se connaît... Il me tarde ton retour, ça me manque tellement de te tenir dans mes bras, de t'embrasser gentiment dans le cou, puis tendrement. Tu sais, j'imagine tes taches de rousseur contre ma peau, tes cheveux (roux) autour de mes doigts, ta langue caressant la mienne, et tes lèvres jointes à moi...
Tu me parlais du manque affectif dans ton dernier email. C'est dur pour moi aussi. J'ai envie de faire l'amour, de sentir une peau sous mes mains, mais je sais aussi que c'est de la tienne dont j'ai envie, de ta façon à toi de me donner du plaisir, de l'amour qu'il y avait dans chacun de tes gestes. Alors pourquoi perdre mon temps à me convaincre pour un soir que je peux retrouver ça chez quelqu'un d'autre ? Qui plus est, chez quelqu'un qui ne m'aime pas, qui ne me connaît qu'à peine ? Quel est l'intérêt ? Le manque, ce n'est pas l'affection, c'est ton affection.

Je vais te laisser, il est bientôt minuit... Je t'aime. Je t'aime tant... Je t'aime.

En "exclu", un nouveau morceau de Radiohead, dont j'ai essayé de trouver les paroles d'oreille :

You're all I need
You're all I need...

vendredi 12 octobre 2007

Premier Anniversaire



(Portishead - Only You)

Premier anniversaire, et puis nous sommes séparés.

Je t'ai envoyé un texto, je ne sais même pas si tu l'as reçu. Il disait :

"Ca y est, il est 12h passé, on est donc le 12 tous les deux. Ca fait un an qu'on se connaît, un an que ma vie s'arrange grâce à toi, à ton amour, à ta patience. Un an qu'on a échangé notre premier baiser, notre premier regard complice, nos premières caresses... Tu me manques attrocément en ce jour spécial. En regardant en arrière, je veux la même chose pour l'avenir, des beuzous, des caresses, de l'amour, de la joie, des disputes, du sexe pour se réconcilier. Ma chérie, tu es la plus belle chose qui me soit arrivée depuis très longtemps. Je t'aime, je t'aime. Jtm"

J'étais encore à la fac, en pleine galère pour les inscriptions, lorsque je l'ai écrit. Il était 10h30, et je l'ai sauvegardé pour pouvoir te l'envoyer après 12h, être sûr que tu le reçoive aujourd'hui. Alors que j'étais à la fac, j'avais espoir que toi aussi tu trouve le moyen de m'envoyer un texto, ou de m'envoyer un email, que ce soit directement ou par une carte électronique. Lorsque je suis rentré, la boule au ventre d'excitation, j'ai constaté que mes espoirs étaient vains.
Je sais que pour toi, la journée du 12 ne fait que commencer, mais pour moi, elle se termine à ton midi. Ce n'est pas grave si ne je reçois un message que le 13, mais c'est vrai que de le recevoir le 12 m'aurait fait extrêmement plaisir.

Regarde moi, je t'ai eue au téléphone il y a deux jours, et je me plains déjà... Je sais pas si je suis récupérable. Ce soir, je travaille au restau, je ne sais pas s'il y a beaucoup de réservés, mais je dois venir à 18h au lieu de 18h30, pour mettre en place. Je suis exténué, je dors peu, et je mange peu aussi, cette séparation (même si elle est purement géographique) commence à se ressentir sur mon physique. J'ai des cernes, et des kilos en moins. Mais je te rassure, ce n'est pas totalement de ta faute, je dois t'avouer que j'ai une relation qui dure depuis plus longtemps que la nôtre... C'est celle que j'ai avec Octobre. Tous les ans, en Octobre, pendant un mois, je revêts sans le vouloir un voile qui annonce un mois de déprime, un mois où tout ce qui me plaîra sera de rester seul, de ne voir personne, de n'échanger avec personne, dans ma bulle d'autiste. C'est incontrôlable.

Je me souviens d'Octobre l'an dernier. J'ai trouvé la perle qui convient maintenant à ma vie, certes, mais souviens-toi : ça n'a duré qu'un temps. J'étais très mal, malheureusement... Mais je vis bien cette période. Elle me permet de me retrouver, de réfléchir, de me remettre en question... J'en profite pour m'introspecter.

Je disais, je me souviens d'Octobre dernier. J'ai dans la tête notre première rencontre, notre rendez-vous sur la place du Capitole, la pluie qui tombait et toi qui m'as rejoint avec ton vélo, pour finalement aller au Shambhala, nous allonger dans notre chambre, s'endormir sur les coussins, sous mon manteau et ton gros pull, ta main dans la mienne... Nos premiers baisers, qui étaient si bons... Je me souviens être soulagé, lorsque tes lèvres se sont approchées des miennes, ma grande rousse aux cheveux raides et aux yeux bleus ; je me souviens être content de la douceur de ta peau, moi qui aime tant toucher...

Ces souvenirs sont malheureusement un peu trop forts pour moi, qui plus que n'importe quel jour passé en ton absence souffre de la distance. Je pense que je vais te laisser pour l'instant, et aller me coucher, histoire de ne pas être totalement en vrac pour le boulot.

Je t'aime. Si seulement tu le savais.

It's only you, who can tell me apart
And it's only you, who can turn my wooden heart

samedi 13 octobre 2007

Retour malheureux du taf...

Bonjour, bonsoir ?

Je rentre du taf, et à mon grand étonnement, je n'ai eu aucune nouvelle de ta part. Hier, le 12, notre premier baiser avait un an. Aujourd'hui, notre couple a huit mois en continu. Et toujours aucune nouvelle de toi.

J'imagine (et je préfère imaginer) qu'internet fait encore des siennes, "comme tous les week-ends". Je dis que je préfère imaginer parce que j'ai pas vraiment envie d'imaginer que ce silence est voulu, ou que tu as zappé. J'ai reçu l'accusé de mon message, tu es supposée l'avoir reçu. Je ne comprends pas trop.

Aujourd'hui, en rentrant du taf, j'ai réfléchi à toutes les idées qui avaient traversé mon esprit pendant que j'étais derrière le bar, à penser à toi. J'ai fait exprès de ne pas prendre mon portable avec moi, pour avoir la "surprise" d'un éventuel message à la fin du service. Surtout pour ne pas vérifier toutes les cinq minutes sur mon portable si tu m'as envoyé un email. Ou pas. Donc, effectivement, malgré tous mes pronostics pessimistes, j'ai eu la "surprise" de voir mon téléphone vierge de tout message de ta part, et ma boite mail vierge de tout message de ta part.

On vient de trouver (TU viens de trouver) un nouveau moyen qui te permette de communiquer avec moi, sans payer. Et pourtant, je n'ai rien reçu. Puis, j'ai repensé à toute cette histoire. A ces "doutes" qui te traversent encore. Je me dis qu'un amour aussi fort que ce que tu me décrivais ne laisse aucune emprise au doute, distance ou non. Je me disais aussi, en proie à mon esprit pessimiste du fait de ton silence, que c'était foutu. Ca m'est apparu comme une révélation, comme si d'un coup tout devenait clair, alors que j'aime encore à croire que je me fais des films : je me suis dit que tu ne m'aimais plus, et que tu essayais d'amener les choses en douceur. Que tu prolongeais d'abord ton contrat, puis tu me parlais de tes doutes, pour enfin, prochaine étape ? me dire que tu préfères que ça se termine.

Au téléphone, il y a quelques jours, lorsque je t'ai parlé du fait que je me souvenais de plein de choses merveilleuses en ta compagnie, tu n'as pas acquiescé, on n'a pas évoqué d'autres moments, ta première question a été : "et des disputes à 3h du matin, tu t'en souviens ?". Est-ce là la seule image de nous que tu as dans ton esprit ? Si oui, je comprends mieux que tu ne veuille pas rentrer plus que ça, et que tu hésite à passer tes nuits dans les bras d'inconnus. Je comprends mieux que tu ne sache pas où te situer dans ton coeur, quoi faire de tes sentiments, les renier ou leur donner de l'importance. Je ne sais même pas si le futur que tu nous voyais il n'y a pas si longtemps est toujours dans ton coeur.

Ah, la la, je dis ça maintenant, mais une bonne nuit courte de sommeil viendra probablement à bout de cet élan funèbre, et peut-être à mon réveil aurai-je la réelle surprise de nouvelles de toi ? D'un message tout simple, ou alors plus long, qui me dise simplement ce que signifie cette date pour toi ?

Je me demande aussi si je ne fais pas tout un foin de cette date, parce que simplement nous la passons séparés. Peut-être que si tu n'étais pas partie, cette date aurait été un anniversaire, mais sans plus que ça. Mais je suis certain que tu me l'aurais "souhaité", et que tu m'aurais écrit à ta façon un message aussi "beau" que celui que j'ai essayé de t'envoyer.

De toute façon, aujourd'hui tu as ton forfait. J'espère que tu penseras à m'envoyer un message, tout simplement. Peut-être t'es-tu gardée de m'en envoyer un maintenant, alors que tu sais que tu as ton forfait très vite... Qui sait, à part toi ?

I may be Paranoïd
But not an Androïd

dimanche 14 octobre 2007

Hé ben voilà !



(Def Mos - The Beggar)

Salut !

Je rentre du travail, des idées et des questions plein la tête, comme toujours.

J'ai été mauvaise langue hier, et je te demande pardon. Après tout, même si je suis venu le chercher je l'ai eu mon message de réponse ! Laisse moi savourer le retour des SMS dans notre vie :

"Bonjour mamour ! Merci pour ton adorable texto d'hier... Y m'a fait trop plaisir. Et avec les hauts et les bas, jsuis heureuse de partager ta vie depuis un an... Jitem"

Ca me donne des étoiles dans les yeux, et des crampes aux zygomatiques. Ce soir, derrière mon bar, j'observais les clients, et j'ai surtout observé les couples, qu'ils soient de notre âge, ou un peu plus vieux. Et je me rends compte de tout ce que je tenais pour acquis, de combien j'étais persuadé que de toute façon, tu m'aimerais toujours, et que donc je pouvais passer sur certaines choses, peut-être plus importantes que ce que je croyais. La réalisation est tardive, bien sûr, mais il vaut mieux tard que jamais. Se pourrait-il qu'on en profite un jour ?

J'ai discuté avec Julie-la-petite à propos de tes doutes, et malgré sa tendance à me donner toujours raisons pour avoir mes faveurs, j'ai lu entre les lignes qu'elle était de mon avis (dont je ne lui ai pas parlé, je lui ai simplement demandé le sien), à savoir que si tu as déjà l'idée d'aller voir ailleurs, même si ce n'est pas "ce que tu veux", alors c'est que c'est foutu. Bon. La différence, c'est qu'elle disait ça pour si tu allais voir ailleurs pour me remplacer, et non pas pour une soirée comme ça. Dans tous les cas, elle n'a pas pu s'empêcher de dire que tu ne te rendais pas compte de la chance que tu as, que je décide de t'attendre six mois, comme ça. Que peu de garçons auraient fait ça, et que c'était une magnifique preuve d'amour. Tu connais Julie...

Six mois... Putain, six mois quoi. Quand tu rentres, si tu rentres toujours en février, on fêtera le premier anniversaire de notre histoire, et sur l'année écoulée, on aura passé six mois séparés... Ca, ça me fout le moral à zéro... La moitié du temps qu'on aura passé "ensemble", on l'aura pas passée ensemble...

Et c'est pareil, il me reste quatre mois et demi (142 jours si tu rentres le 2 mars) à t'attendre, et je me dis que j'en ai à peine fait le tiers. J'ai fait le quart de l'attente totale, il me reste le triple de ce que j'ai déjà attendu. C'est bon, je t'ai perdue, là ? Même moi je m'y perds, parfois, je me surprends souvent à croire que ton retour se fait le lendemain, et qu'on est déjà début Mars... je ne sais pas pourquoi.

Ton père est rentré aujourd'hui de ses "vacances", et il était totalement décalé d'avec l'esprit du resto. Il avait l'air d'avoir envie d'être à mille lieux, ce que je comprends. A un moment donné, toutes les tables du bar et de la grande salle étaient vides et nettoyées, il restait un groupe dans la salle du fond, et ton père me dit : c'est toujours bizarre quand la salle termine avant la cheminée. En réponse, je dis qu'en plus, il n'y a pas de variateur, et qu'ils voient pas la grande salle. Ton père cherche, me regarde, cherche encore ce que je veux dire. Il répête, pas sûr d'avoir bien entendu. Je lui explique que comme y'a pas de variateur, on peut pas jouer avec les lumières pour montrer qu'on ferme, et que comme ils voient pas la grande salle, ils voient pas qu'ils sont les derniers. Ce à quoi il rétorque : "Ah ouais, faut te suivre quand même !". Je lui sors un petit C'est ça d'être seul... et il m'a lancé un regard l'air de dire "T'inquiète garçon, je sais ce que c'est, et je te comprends."

Sinon, Hamid et Philippe n'ont pas arrêté ce soir de faire des allusions au fait que je devrais te remplacer pour une nuit ou deux, parfois en me parlant de clientes, parfois de Julie, ou parfois de Prescillia... J'ai beau leur dire que non, que j'attends encore 4 mois et demi, ils persistent. Si ça les amuse, je cèderai pas, de toute façon.

Je suis exténué, physiquement ça va, mais moralement, pas trop trop. Comme tu as pu le lire, j'ai beaucoup de mal à me dire que ça va aller, que ça va tout court. Je persiste dans ma santé fragile, je persiste à être triste, je persiste à me méfier de tout ce que tu dis, pas parce que je ne te crois pas, mais parce que j'ai peur de passer à côté d'un sous-entendu quelconque, qui m'annoncerait un début de fin, ou autre chose. Je subis un mastermind, impossible de me faire arrêter de poser des questions, je suis inquiet. Tant que tu ne m'auras pas dit que tu veux qu'on reste ensemble avec un minimum de conviction, je pense que je continuerai à me poser cinquante-mille questions à la seconde...

Heureusement, Emma et Thomas sont là ; heureusement Lucie est là à la fac, heureusement il y a les cours, heureusement, surtout, tu essaies d'être là. Et c'est cette intention que je devrais plutôt garder en tête, et non pas le fait que tu sois si loin.

Je te laisse, je vais me pieuter.

Je t'aime. Je t'aime je t'aime je t'aime, je t'aime je t'aime je t'aime je t'aime.
Mais, peut-être savais tu déjà que je t'aime ?
Chut.

Woman you know I love you
Woman you know just how I feel
You try to tell me that you don't know
When I know you know the deal
Woman you know I love you
Woman you know I care...

Rebond



(Team Sleep - Paris Arm)

Rebonjour.

Je suis réveillé depuis un moment, et j'ai eu une discussion très intéressante.

M'est venue une idée dont je n'étais pas sûr, mais que je vais adopter finalement. Je vais te le faire, ton panda. Et tu auras des nouvelles assez régulièrement. J'espère réellement que ça te fera plaisir.

Dans mon email de tout à l'heure, hormis le mensonge sur le fait que je ne tricote plus en t'attendant tel Pénélope, je t'ai marqué que :

"Je me languis de toi, j'ai une seule hâte, c'est que vienne le jour où j'aurai raison de croire en me levant que c'est bien aujourd'hui que je vais te chercher à l'aéroport..."

C'est vrai qu'il m'est difficile à chaque fois de me souvenir du nombre de jours qu'il me reste à vivre sans ta présence, mais... après tout, c'est un choix qui est fait. Je ne peux m'enlever l'espoir que tu change d'avis, pendant les 4 mois de rabe, et que tu rentre. Mais j'essaie de ne pas lui accorder trop d'importance.

Bon, allez, c'est pas tout, mais moi je vais manger (peut-être) et me remettre au panda.

A tout à l'heure au téléphone, Je t'aime.

Je veux être avec toi
Uniquement avec toi
Dans tes bras avec toi

mardi 16 octobre 2007

J - X?

Conversation téléphonique étrange, hier soir.

Tu ne sais plus où tu en es, et tu me dis que ta vie n'est plus ici, mais là-bas, où tu te trouves. Que tu es comblée, là-bas. Que tu n'es pas certaine de rentrer en Février. Que tu ne veux plus rentrer en France, que tu ne veux plus me suivre en Angleterre, que tu n'es même plus sûre que je te plaise encore à ton retour.

Tout ça, contre balancé par quelques "Je t'aime" lancés à tort et à travers.

Je me suis levé ce matin, anéanti bien sûr, mais fermement convaincu que c'était terminé, game over. Que tu avais au fond de toi pris la décision de ne pas poursuivre, et que tu n'assumes pas encore assez pour me le dire. Tout comme tu as été lache avec Benoit, que tu as fait poireauter avant de le larguer. Si mes souvenirs sont bons, tu lui as fait comprendre que tu ne l'aimais plus, et tu l'as largué parce qu'il ne comprenait rien.

Ce n'est pas grave. C'est terminé, et effectivement, si ton avenir est incertain, moi j'ai besoin de savoir où je vais, à 23 ans, un minimum. Et si je sais que ce n'est pas dans la même direction que toi, alors je ne vois pas d'autre alternative à cette rupture que tu "redoutes" tant.

Tu veux le beurre, l'argent du beurre et le cul du crémier. Tu veux t'éclater là-bas, pouvoir te faire sauter si tu en as l'occasion, ne pas "te mettre de barrières parce que tu es macquée, et que tu ne pourrais donc pas profiter de ton expérience à fond". Tout va bien. Sauf qu'en contre-partie, tu veux aussi pouvoir me retrouver en rentrant. C'est l'un ou l'autre, ma chérie, et faut que tu choisisse.

Je vais devoir transformer ce blog. Ecrire m'a fait beaucoup de bien, et je ne veux pas m'arrêter. Tu ne le liras peut-être pas, et c'est pas grave. Je me rends compte que j'écrivais pour toi, mais aussi et surtout pour moi. Ma thérapie à moi.

Bref, une fois de plus "In Limbo" (comme quoi, tout revient à Radiohead), en attente. Sauf que cette fois-ci, je ne doute plus : ma décision est prise, c'est à toi de prendre tes responsabilités. Je ne ferai pas ce choix-là à ta place, et quand j'en aurai marre de t'attendre, et d'être assez gentil et patient pour tes caprices, alors je te quitterai.

J'espère simplement que tu prendras conscience que tu fais une erreur, c'est tout ce que je suis en mesure de dire ou espérer.
En attendant, inch allah.

Ne pas confondre "reproches" et "proches à nouveau"...



(The Veils - Vicious Traditions)

J'ai décidé hier de ne pas te donner de nouvelles. De ne pas répondre à ton prochain texto, et j'avais la boule au ventre de me dire que ce serait la chose la plus dure du monde. Mais même pas. Tu m'as déçu, en me facilitant la tâche. Ton texto, je le prends comme de la pure provocation. Je le prends comme un SMS insignifiant, où tout ce que tu trouves à dire est inintéressant.

"Bonjour, bonsoir. Je viens de rentrer. On a eu une réunion avec tout le staff. Fête G.O. sur le motu en face prévue pour Jeudi, ça risque d'être bien bon ! J'ai vu ton tattoo, j'ai pas lu les mails, Ingrid m'a filé 2 minutes de son forfait. Il est sympa d'un côté, étrange de l'autre. Je pense à toi mamour. Bisous."

Que veux-tu que je réponde à ça ? "C'est bien, bonne bourre, éclate-toi bien Jeudi et rappelle-toi qu'on est toujours ensemble (pour l'instant...?)" ? Ou encore, "Je t'aime ma chérie, tu me manques, bisous." ? Je pense que tu n'y es plus sensible, à ce genre de déclarations. A quoi bon ? Donc, là il est l'heure où d'habitude, tu te réveilles et tu lis (avec plaisir ou indifférence, j'en sais rien) ma réponse au SMS que tu m'envoies le soir en te couchant. Sauf que là, tu n'auras rien ce matin, parce que je ne compte pas te répondre. Est-ce que seulement ça te touchera ? Est-ce que seulement tu te demanderas pourquoi tu n'as pas ce SMS si habituel ?

Là, je me demande encore comment j'ai fait pour ne rien voir venir. Ton détachement progressif, l'avènement d'une situation comme celle que l'on vit actuellement. Tu me prends pour un con depuis le départ, en ne pensant qu'à ton intérêt propre. Alors, oui, c'est légitime, je te demandais pas de sacrifier tes envies pour moi. Seulement, j'aurais apprécié que tu aie l'honnêteté de me dire que c'était terminé pour toi quand ça l'a été. Alors, oui, facile de dire que tu doutes, que tu ne sais pas. Facile, oui. Mais puisque tu n'as aucune espèce de considération de ce que je ressens, moi, ici, seul dans nos souvenirs, puisque tu ne penses qu'à ta gueule et rien d'autre ; tu ne te rends pas compte d'à quel point tout ce que tu me lances à la gueule depuis un mois et demi me mine et m'attaque la santé.

"Et si on faisait une pause, le temps que je revienne, et qu'on reprenne à mon retour ?" Tout ça parce que soi-disant, le fait d'être avec moi te fait te poser des barrières que tu as peur de regretter plus tard, à ton éventuel retour (qui, ça fait du bien de le savoir enfin, n'est plus aussi certain que ce que tu me l'avais fait croire jusqu'à présent). Tu fouts tout en l'air par peur de regrets que tu n'auras peut-être pas, sans mentionner ni envisager une seconde ceux que tu pourrais avoir lorsque tu te rendras compte que tu m'as laissé filer. Si jamais tu le regrettes un jour.

Pourquoi est-ce que je dis que tu fouts tout en l'air ? C'est simple : as-tu seulement connu un seul couple, qui après une pause de 6 mois reprend pour durer ? Pour moi, depuis que j'ai embrassé ma toute première copine, j'ai assimilé le mot "pause" au mot "rupture". Parce que ça ne marche pas, c'est prouvé, c'est empirique.

Alors, oui, je t'aime, oui je souffre de tout ce que tu me dis, mais je ne vais pas continuer de me rabaisser à te supplier de rester. Si tu veux partir, pars, mais sois claire et ne tourne pas cent ans autour du pot. Si tu veux rester avec moi, alors assume le fait d'être macquée, et arrête de m'emmerder avec cette fausse culpabilité que tu ressentirais lorsque tu ne serait-ce que danses avec un mec.

Et par-dessus tout, arrête de me prendre pour un con.

mercredi 17 octobre 2007

Et dire que...



(Radiohead - Reckoner)

Et dire que ça fait quelques jours que j'écoute ce titre en boucle, et je me demandais pourquoi. Aujourd'hui, j'en ai cherché les paroles, et je trouve ça très... intéressant :

Because we separate
it ripples our reflections
(in rainbows)

Bref, cela pour dire, simplement, qu'aujourd'hui, tu as pris LA décision, l'ultime, la fameuse, que l'on attendait avec un suspense intenable : tu me quittes !

Revoyons ensemble comment ça s'est passé : j'étais chez Emma, nous venions de terminer notre footing (oui, parce qu'Emma et moi avons décidé que le Mercredi, nous irions courir ensemble), nous avions mangé, et nous regardions un film, Pars vite et reviens tard, un film que tu as toujours refusé de regarder. J'étais tranquilement installé, et j'étais en pleine scéance de papouilles avec son chat, Nala. Puis, aux alentours de 16h, heure à laquelle tu m'envoies mon seul email hebdomadaire, je reçois ton premier texto :

Coucou. Je fais la nuit, sans net pour m'occuper, juste au son de l'iPod et des geckos. La nuit est belle... Je pense à toi.

Première constatation, tu ne m'as pas dit que tu m'aimais par texto depuis... depuis ce week-end, notre fameuse discussion infernale de plus de deux heures ! Mais, cela dit, tu penses à moi. Je suis rassuré. Une chose me met un peu la puce à l'oreille : "sans net pour m'occuper"... C'est assez étrange, il faut l'avouer. Tu as tout le temps accès au net quand tu fais la nuit, et spécifiquement ce soir, le soir où tu es censée me donner ta décision quant à notre relation, tu n'y as pas accès. Je me doute d'une anguille sous la roche, et te réponds malgré toute ma bonne volonté de faire le mort. Quand aurai-je un email, et ta décision, alors ? Réponse :

Pour la décision, je sais. Pour le mail, je sais pas.

Oulà. Pas possible d'avoir plus de détails ?! Ah, non, j'oubliais, il me faut les demander. Alors allons-y : Quelle est donc ta décision ? Ne me fais pas attendre inutilement (oui, j'ai oublié les mots exacts, je fais tout de mémoire pour mes propres réponses). Assez stressé, je sens une boule dans mon ventre, il me faut aller aux toilettes. Je laisse le portable sur la table basse d'Emma, pour ne pas continuer à stresser comme un con. Au retour, Emma me dit que j'ai reçu un message. Ta réponse :

Ca me fait chier de te le dire comme ça, mais je pense qu'on devrait se séparer... J'ai envie d'être honnête avec toi, et je sais que la meilleure façon de l'être c'est en prenant cette décision.

Un deuxième message alors que je lis celui-là, il s'est passé dix minutes entre les deux :

Meme si ça me rend triste...

Oui, pauvre Chloé, on va tous allumer une bougie pour ton sacrifice, et demander pour ton retour une canonisation. Bref, assez surpris, secoué, choqué même malgré toutes les préparations que j'ai pu planifier de cet instant, je t'envoie un message : La vie est faite de choix. Qu'est-ce qui se passe à présent ?

Je comprends pas ta question, c'est à dire ? Qu'est-ce que tu voudrais qu'il se passe ?

Je pensais que ce serait clair, sans avoir à m'expliquer. Mais je m'exécute (oulà, l'expression qui prend tout son sens, tout à coup) et te réponds : Je sais pas... Est-ce que c'est une décision définitive, est-ce qu'on reste en contact ? J'ai ta décision, mais pas la moindre explication... Réponse :

Par SMS, c'est impossible à expliquer. J'ai pas envie de te mentir, de te tromper alors que tu me fais confiance et que tu m'attends. Je ne suis même pas capable de te dire si je suis sûre de rentrer.

Et j'avoue avoir été surpris par cet aveu. C'est donc dans tes plans, de me mentir, me tromper. C'est quelque chose que tu planifies. J'imagine que sinon, tu te dirais que si l'occasion se présentait, tu refuserais poliment. Ma question : Tu ne me dis même pas si on reste en contact ou pas, et ça aurait été plus facile à expliquer par email, mais tu ne m'en envoies pas. Réponse :

Si je peux utiliser le net, je t'envoie un email. J'ai envie qu'on reste en contact, qu'on se retrouve plus tard.

Voilà. C'est tout. Ce fut rapide, plein d'émotions et de larmes, et pour se consoler, on a fait l'amour. Bullshit. J'étais sonné, j'étais presque anéanti, j'ai évité tout ça parce que je me doutais de tout ce que tu me disais, de cette décision. Je n'ai pas arrêté de dire depuis lundi que c'était game over, mais pas officiellement. Et c'est officiel, ça y est.

J'avais beau m'y attendre, c'est pas facile pour autant. Tant pis. Dans la foulée, je suis rentré chez moi, même si Emma me proposait d'en parler, de rester un peu, pour que je ne conduise pas en état de choc. J'ai de suite appelé Renaud, à qui j'ai raconté toute l'histoire. J'imagine que tu ne veux pas savoir tout ce qu'il a dit, tu rigolerais... Dans la foulée, donc, je suis rentré chez moi. J'ai expliqué toute la situation à mes parents, ma mère m'a avoué qu'elle s'en était doutée le jour où tu es partie, mais qu'elle ne voulait pas me démoraliser. Bref, il en est resorti que j'ai eu le feu vert pour avoir un chaton (quel rapport ?).

J'ai téléphoné à ton père, pour lui demander quand je travaillais ce week-end, et je bosse Jeudi, Vendredi et Samedi. On attend 650 personnes au resto ce week-end. Je lui ai annoncé la nouvelle, il n'a pas compris pourquoi tu me jetais, alors je lui ai expliqué cette histoire de barrières et de garçons, et il a rigolé, d'un air de dire hé ben putain, je pensais pas ça de ma fille (oui, c'est une interprêtation arbitraire), en me disant au moins, c'est clair. Et il en a profité pour me dire que pour ta mère et lui, c'était officiel aussi comme rupture. Voilà. Au resto, en trois mois, ça a été l'hécatombe. Bref, je le lui ai annoncé pas par plaisir, mais pour voir si ça allait jouer en ma défaveur pour le resto, savoir si je continuais à bosser pour lui ou non. Il m'a rassuré, en me disant que ça n'avait rien à voir, et qu'il comptait sur moi pour le reste du temps.

Bon. Tant qu'on y est, autant faire en rétrospective toute la journée. Ce soir, il y avait une soirée hebdomadaire de "conversation" organisée par les lecteurs du département d'anglais, qui sont des étudiants anglophones qui donnent des cours d'oral à l'université. On s'est donc retrouvés à 20h30 au Mulligan's, rue StMichel, à boire des bières, à déconner et raconter des conneries en anglais avec des accents de merde. J'ai fait la rencontre de plein de gens, et puisque c'est hebdomadaire, je pense que je sortirai un peu toutes les semaines. Je suis rentré pas tard, il y a quelques dizaines de minutes, et voilà.

Le plus dur, c'est pas que ce soit fini, c'est la manière dont ça s'est terminé. Ca a traîné en longueur, tu persistes à me faire croire que c'est toujours pareil pour toi, jusqu'à ce que je pose la question et que je découvre que non. Reproche ? Non. Les choses ont été telles qu'elles sont, et tant pis. J'ai toujours évité les relations longue-distance, j'avais la foi que ça marcherait avec toi, connaissant la force de notre relation, je me suis trompé.

Tu parles de se retrouver à ton éventuel retour ? Ca se discute, il faudra voir dans quel état je suis quand tu rentres, et si tu rentres.

jeudi 18 octobre 2007

Time for a change

Je ne sais pas si tu liras ces lignes un jour, mais si c'est le cas, comprends mon amertume. Et si jamais ça évoque chez toi la moindre once de culpabilité, alors demande-toi si ton choix était le bon. Ces reproches, ces souvenirs, ces "promesses", ces attentions que j'ai eu en voulant te faire le panda, les photos, le blog, c'était parce que je t'aime (oui, au présent). C'est difficile de me relire, parfois, mais c'est un moindre mal. Je me rends compte avec le recul de ma naïveté, et aussi de ma mauvaise interprêtation des choses.

Suivant les conseils de mes amis ici, je vais t'envoyer une copie de ce blog, celle qui te concerne. Je ne compte pas l'arrêter, je vais simplement le renommer, changer l'adresse. Ca m'a fait beaucoup de bien d'écrire, comme je le disais précédemment. Donc, je vais continuer, et puisque c'est ici que se séparent nos chemins, je ne te donne pas accès à la suite. Si nous restons en contact, et si nous avons encore des choses à nous dire, tu sauras ce que je vivrai par l'intermédiaire de mes emails.

Voilà, je te souhaite un bon séjour, et une bonne continuation.